Le confinement raconté par cinq jeunes finistériens

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jeunes confinés

Vous avez peut-être déjà lu notre article sur comment bien vivre son confinement ? Nous vous proposons désormais de lire les témoignages de cinq jeunes confinés finistériens, étudiants ou déjà dans la vie active ! Sans tabous, ils nous livrent les secrets de leur nouvelle vie de confinés. Comment le vivent-ils, comment occupent-ils leurs journées, que comptent-ils faire à la fin du confinement ? Toutes les réponses, dans cet article, qui vous réserve des pépites ! 

Portrait de nos jeunes confinés finistériens 

Nous avons donc interviewé cinq finistériens, de 20 à 23 ans, dans leur nouvelle vie de confinés. 

Amélie travaille de nuit en tant qu’auxiliaire de puériculture au sein des services de maternité et de pédiatrie.

Marion, étudiante en 2ème année à l’IUT Technique de commercialisation de Quimper a vu son année chamboulée par le confinement. Elle nous dévoile sa journée type et ses idées d’occupation (vous allez être surpris !) 

Juliette est étudiante en première année d’étude d’infirmière à l’IFSI de Brest. Elle nous dévoile ses occupations pour tenir le coup dans un appartement étudiant. 

Lucie est en deuxième année de formation d’éducatrice spécialisée, à l’ITES de Brest. Cette jeune fille pleine de vie effectuait son stage lorsque le confinement a été prononcé. Elle nous confie ses doutes et ses passe temps pour un confinement réussi ! 

Geoffrey réalise actuellement un Master en finance d’entreprise sur Brest. Il se qualifie comme quelqu’un qui ne tient pas en place ! Cet adepte et fan de voile appréhende la suite du confinement. 

Où se sont réfugiés nos jeunes pour vivre pendant ce confinement ?

Les jeunes que nous avons pu interroger ont fait le choix de vivre leur confinement avec leurs parents ou seuls. 

Retrouver sa famille 

Ainsi, Marion a choisi de passer son confinement avec sa famille. Elle nous confie avoir la chance d’avoir un jardin, ce qui lui permet de prendre l’air assez souvent. “Pour le moment, je vous avoue, que je ne me rends pas trop compte de la situation. Je suis assez prise par mes études, ce qui me permet de penser à autre chose.” 

Pour Lucie, c’est la même chose, elle passe son confinement chez ses parents. Pour elle, le confinement est assez dur à vivre et avoue que ses journées se ressemblent. Cependant, elle admet que le confinement a aussi des points positifs puisqu’il permet de “prendre du temps pour soi, passer du temps avec ses proches, faire des choses que l’on n’a pas le temps de faire d’habitude, réfléchir, au sens de la vie (rires)”. 

De son côté, Geoffrey vit également son confinement chez ses parents, en Presqu’île de Crozon. Cela lui permet “de ne pas être seul mais également d’avoir une maison et un jardin afin de pouvoir sortir un peu”. Cependant, la situation reste difficile pour lui puisqu’il ne peut plus réaliser sa passion : la voile et il ne peut plus voir ses amis. 

Rester seules pour protéger ses proches

Quant à Juliette et Amélie, elles passent leur confinement seules

Juliette est à Brest, dans son appartement étudiant. Ainsi, elle nous confie qu’au départ elle vivait très bien ce confinement. Toutefois, elle commence à tourner en rond dans son appartement.

Concernant Amélie, elle a choisi de passer son confinement seule dans sa maison de location. En tant que soignante et travaillant en milieu hospitalier, il me semblait indispensable que je pense à protéger mes proches. Mon copain, avec qui je vis au quotidien est donc resté chez ses parents.”

La journée type de nos jeunes confinés c’est : traîner sur les réseaux sociaux toute la journée ou être rigoureux ? 

Comment travailler de chez soi ? 

Un rythme de vie scolaire 

Beaucoup d’étudiants comme les jeunes que nous avons interrogés sont en télé-travail scolaire. Ils ont donc adopté un rythme de vie sensible à celui de leur emploi du temps scolaire (avec une dizaine de pause, humour bien évidemment), même confinés ! 

De plus, pour de nombreux étudiants à la Fac, IUT et autre, les semaines passées et à venir devaient être des semaines d’examens. Aussi, ils nous confient que les examens ont été revu ainsi que la grille de notation. Merci le confinement… Ou pas ! En effet, pour certains les examens se sont révélés être plus difficiles : “les méthodes d’évaluation se sont durcies, du fait que nous réalisons les examens depuis chez nous”.

Un nouveau rythme de vie 

Pour Geoffrey, sa journée type n’est plus du tout la même depuis le confinement. En effet, avant cela, il jonglait entre école et voile. Désormais, il s’adapte au télétravail (Geoffrey est en alternance). Il s’octroie malgré tout des petites pauses “soleil” dans son jardin, le chanceux ! Cependant, il n’oublie pas pour autant de prendre des nouvelles de ses amis en réalisant des visioconférences avec eux.

Lucie s’est elle aussi adaptée à cette nouvelle façon de vivre. En effet, elle se lève tôt pour garder un rythme “normal”. Le matin, elle travaille ses cours et l’après-midi, elle s’occupe de ses animaux et elle lit beaucoup. Elle en profite également pour faire du rangement et… regarder des séries ! 

Savoir s’accorder des pauses

Par ailleurs, le confinement leur permet de prendre du temps pour eux, en réalisant des choses qu’ils ne prenaient pas forcément le temps de faire avant d’être confinés. Par exemple : 

  • De la cuisine
  • De la musique (piano)
  • Du jardinage 

D’autre part, le confinement est l’occasion pour certains, de continuer le sport (pour avoir un corps d’athlète à la fin du confinement). Ainsi, Geoffrey, Juliette, Marion et Lucie continuent d’avoir une activité sportive. Par exemple, le jeune homme va courir dans un parcours de santé. De leur côté, Lucie et Marion font de la course à pied à proximité de chez elles et du renforcement musculaire. Juliette s’impose 1 heure de sport tous les 2 jours. De quoi garder la forme même confinés ! Vous aussi, n’hésitez plus à faire du sport de chez vous, même en appartement grâce au cours en ligne donnés par le SUAPS.

Le confinement permet de se découvrir de nouvelles passions, plus originales. A l’exemple de Marion qui profite du confinement pour éduquer mon chat”. Elle précise “Eh oui vous ne rêvez pas ! En 3 semaines de confinement j’ai appris à mon chat à faire assis, à donner la patte et à faire le beau. Bon d’accord tout ça fonctionne grâce à mes talents mais aussi et surtout grâce à la nourriture“.

Faire preuve de solidarité

En outre, certains de nos jeunes ont décidé de prêter main-forte aux personnels de santé dans le besoin. Ainsi, Marion a eu l’occasion de venir en aide à l’équipe hôtelière de l’EHPAD de sa commune pendant son temps libre : “j’aime me sentir utile et aider ceux qui en ont le plus besoin”. 

Comment vivent nos professionnels de santé ? 

Pour ce qui est des professionnels de la santé, comme Amélie, au service de maternité et de pédiatrie à Lannion-Trestel, le confinement n’a pas tellement bouleversé son quotidien. En effet, elle continue à travailler de nuit avec des mesures d’hygiène plus strictes. De plus, pendant ses jours de repos, Amélie reste le plus possible chez elle, hormis pour effectuer les achats de première nécessité. 

La fin du confinement pour retrouver des choses simples  

La fin du confinement, ce moment si attendu ! 

Les jeunes que nous avons pu interroger ont tous des petites priorités à réaliser quand ils ne seront plus confinés :

  • Aller en bord de mer se promener
  • Naviguer et prendre sa planche à voile et manger un fast food pour Geoffrey
  • Sortir et retrouver ses amis et son/(sa) chéri(e)
  • Rendre visite à sa famille 
  • Faire du sport en plein air (pour perdre les kilos du confinement)
  • Reprendre les projets qui se sont arrêtés précipitamment comme la construction d’une maison pour Amélie
  • Conduire sa “Ferrari” pour Lucie (rires)

 

Nous espérons que cet article sur les jeunes confinés vous aura inspiré pour trouver des occupations et vous conforter dans l’idée que nous sommes tous unis dans l’adversité. Et vous, dites-nous comment vous vivez votre confinement, quelles sont les premières choses que vous ferez après ?