Le portrait de Gwladis, une auto-entrepreneure Bretonne

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« Ode aux nanas chics & cool, amoureuses du bord de mer ». Telle est la citation qui colle à la peau de Gwladis Le Doussal, qui a décidé de lancer sa marque de vêtements !

A travers cet article, nous découvrirons comment est née cette entreprise Made in Bretagne et le parcours effectué par la créatrice.

Gwladis, une amoureuse du bord de mer

Bretonne dans l’âme, cette jeune auto-entrepreneure quimpéroise, s’est lancée dans la conception de sa marque Made in Bretagne. Sa marque de vêtements est âgée d’à peine quelques mois ! En effet, le site e-commerce a vu le jour le 19 décembre 2019. 

Vous vous demandez sûrement, pourquoi elle a créé sa marque ? Elle nous explique. « J’adore la mer et tout ce qu’elle représente, c’est grâce à mon père ! Il est passionné de sports nautiques, il créait même ses propres planches lorsqu’il était jeune. Il aurait sûrement aimé que je sois surfeuse, malheureusement pour lui, j’ai préféré faire de la natation, ce n’est pas si différent ! (rires). Avec mes parents et ma sœur, on avait un rituel, c’était d’aller s’oxygéner tous les dimanches à La Torche. De retour sur Quimper après quelques années loin de la Bretagne, avec toujours cette idée de création dans le coin de ma tête, j’ai eu l’envie de représenter cette identité. Celle d’une nana fière d’être bretonne, attachée à la mer et de pouvoir l’afficher joliment, c’est ce qui a déclenché mon inspiration !»

Vous l’aurez compris, à travers cette marque, Gwladis souhaite mettre en avant son attachement à sa côté bretonne ! « Je veux montrer qu’on peut être coquette, décontractée et chic tout en étant de la côte. Les vêtements que je propose sont des basiques aux coupes ajustées avec un design girly, donc il y a un bon combo entre chic et cool. » C’est pourquoi, Gwladis a choisi de mettre en avant le nœud pour le côté « girly » et l’ancre pour rappeler la côte.

Une marque née en Bretagne

Gwladis est une Bretonne pure souche et fière de l’être ! En effet, elle nous confirme. « Finalement, partout où j’ai été, j’ai toujours revendiqué l’idée d’être bretonne et j’ai toujours trouvé le moyen d’aller me ressourcer au bord de mer. Toutefois, je dois dire que les magnifiques plages bretonnes m’ont manquées. C’est lorsque que je suis revenue à Quimper que j’ai eu envie de créer ma marque. »

Des articles qui reflètent les valeurs de la marque 

Nana de la côte propose des basiques tels que des tee-shirts (manches courtes et longues), sweats et sacs. Ces produits sont 100 % en coton biologique, donc de la qualité ! Les sweat-shirts, best-sellers de sa marque, possèdent 85 % de coton biologique et 15 % de polyester recyclé.

Selon Gwladis, il est essentiel d’intégrer des valeurs écologiques et éthiques dans sa marque. « Je pense que le fait que ça soit bio, c’est une valeur ajoutée. » Elle  nous explique pourquoi. « Je tenais à proposer une marque de qualité et non une marque pour une marque. En effet, la qualité permet d’assurer une pérennité à l’habit. Aussi, l’idée était de proposer des tailles ajustées pour femmes. De plus, je souhaitais mettre un pied dans l’écologie.»

Cette jeune auto-entrepreneure, nous confie que « les broderies et impressions sont réalisées en Bretagne. Nous essayons le plus possible d’être local afin de promouvoir les artisans bretons et leurs savoir-faire. »

Toutefois, « le coton bio, c’est difficile à cultiver en France. C’est pourquoi, le choix de notre fournisseur de coton biologique s’est porté sur un fabricant possédant des ateliers en Asie. Ses ateliers sont contrôlés par la Fair Wear Foundation afin de garantir les meilleures conditions de travail possibles. De plus, les vêtements Nana de la côte sont certifiés par le label GOTS (Global Organic Textile Standard). Ce label assure que le coton est sans OGM et sans substances toxiques. Ainsi, tout est contrôlé dans un objectif de respect de l’environnement, des travailleurs et du consommateur. »

La rencontre avec sa clientèle

« Quand j’ai créé ma marque je ne voulais pas que ce soit une marque essentiellement pour les Bretons. Même si ce n’est pas une surprise, j’adore ma Bretagne et les Bretons. C’est pourquoi, dans le nom de la marque « la côte » je parle bien évidemment de la côte bretonne. Toutefois, au moment de la création, je tenais à ce que chacun puisse s’approprier la marque. »

 

Un début prometteur ! En effet, la marque parle à tous ceux qui ont un lien avec une côte. Aussi bien des clientes âgées de 15 ou plus de 50 ans. Ainsi, Gwladis a des commandes d’un peu partout, de Marseille, Paris, Clermont-Ferrand, et même Tourcoing ! Gwladis remarque qu’à l’échelle internationale, il n’est pas impossible de développer la marque. En effet, « les expatriés sont partout, surtout les Bretons (sourire) et le logo est universel. Pour l’instant, je n’envoie pas de colis à l’international, mais j’aspire à le faire par la suite. »

Par ailleurs, elle nous raconte sa première rencontre avec ses clients. « Le premier jour où j’ai présenté mes produits aux clients c’était le 1er décembre, lors d’un marché de Noël à Lannilis. Ensuite, j’ai réalisé plusieurs marchés dont un à Landudec et St Pol de Léon. Lors de mon premier marché, je ne savais pas comment la clientèle allait accueillir la marque. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai eu des retours positifs et j’avais fait un bon chiffre pour une première ! Ca a dû faire son effet, car par la suite, j’ai eu quelques commandes provenant du Nord Finistère. »

Auto-entrepreneure : son parcours 

Comment s’est-elle formée ? Quelle aide a-t-elle reçue pour se lancer dans l’entrepreneuriat et concevoir sa marque ? Ce sont peut-être les questions que vous vous posez. Voici le parcours de Gwladis.

Se poser les bonnes questions

Le lancement de sa marque, « c’était une case à cocher dans ma To Do List ». Gwladis a toujours eu un désir de création. «A l’origine, j’avais décidé de partir de Montpellier pour déposer mes affaires chez mes parents et repartir à Paris pour travailler soit dans une startup dynamique ou dans  l’import-export. En effet, après avoir passé deux ans à Londres et adorant l’anglais, je souhaitais utiliser mes compétences linguistiques et travailler sur un marché international. Lorsque je suis revenue sur Quimper il y a un peu plus de deux ans, j’ai retrouvé ma famille, mes amis et je suis finalement restée. J’ai pas mal cogité, j’ai fait une introspection et c’est là que Nana de la côte m’est venu, s’en est suivi naturellement le logo. Le nom et le logo sont faits pour être ensemble (sourire) . Je me suis dit que je n’étais sûrement pas la seule à avoir envie d’afficher ce sentiment d’appartenance donc j’ai décidé de le proposer aux autres femmes en créant une marque de vêtements. »

Suivre des formations adaptées

Son école de commerce à Montpellier, lui a permis d’accumuler les bases liées au développement d’une entreprise.

Par la suite, elle a rejoint une formation qui s’appelle « émergence de projet ». Cette formation est proposée par l’association entreprendre au féminin.

« Aujourd’hui, je suis adhérente de l’association. Je fais également partie du comité d’animation. L’objectif est de proposer et d’animer des petits-déjeuners business entrepreneures tous les 2èmes jeudis du mois. C’est une bonne méthode pour échanger, se constituer un réseau, partager ses connaissances et de s’entraider sur diverses problématiques, le tout dans la bienveillance. J’ai fait la formation Émergence de projet qui dure 3 mois (1 jour par semaine) au Faou. Elle m’a été d’une grande aide, la formation permet de structurer la démarche de création d’entreprise et d’en connaître toutes les étapes essentielles. Ainsi, à la suite de cette formation, je savais ce que je devais faire et vers qui me tourner. »

Gwladis, nous affirme que cette formation est un bon moyen d’échanger et d’éviter l’isolement lorsqu’on est seul dans son projet d’entreprise. Cette expérience a été bénéfique. C’est pourquoi, elle recommande cette association pour toutes entrepreneures qui souhaite se lancer.

Se rendre sur des salons d’entrepreneurs

« L’année dernière, en janvier, après avoir fini ma formation, j’ai été au salon des entrepreneurs à Paris. Il y en a un aussi à Nantes et Lyon. Le salon m’a permis d’échanger avec des entrepreneurs et professionnels de tous horizons notamment autour de la création d’un site internet et sur la protection de marque. J’ai assisté à des témoignages d’entrepreneurs à des conférences, c’est un salon hyper intéressant. »

Il est important, selon Gwladis, de s’intéresser et d’aller découvrir tous types de salons, organismes, qui sont un bon moyen pour apprendre davantage sur l’entrepreneuriat, de savoir s’entourer et de s’impliquer à 100% dans le projet.

L’avenir d’une jeune entrepreneure Made in Bretagne

« Idéalement, mon objectif serait de faire évoluer la marque en faisant la création de A à Z. Cependant, je ne me fais pas de plan sur la comète, j’y vais tranquillement, sereinement avec un projet qui me tient à cœur.  En ce moment, je suis en phase de prospection pour proposer mes produits dans des commerces. Mon idée est de proposer plus de produits. Par exemple, des robes, jupes, des produits mère et fille ainsi que des vêtements recyclés. Et pourquoi pas par la suite une collection destinée aux hommes. »

De plus, Gwladis souhaiterait travailler avec une couturière pour créer les designs 100 % Made in Bretagne.

Selon les besoins de l’entreprise, « il est possible que je prenne des stagiaires. L’objectif étant de m’accompagner dans le domaine de la communication. Pour l’instant je fais tout toute seule, mais je me rends compte de plus en plus du poids que c’est d’être seule face à un projet. »

Vous voulez en savoir plus ?

Suivez les aventures de Gwladis sur son site e-commerce ainsi que sur ses réseaux sociaux. (Instagram & Facebook)

Retrouvez une boutique éphémère Nana de la côte à la Baleine Déshydratée le samedi 14 mars de 16 h 30 à 21 h. Vous découvrirez la collection et la nouvelle gamme, celle pour enfant !