Entrepreneuriat chez les jeunes – Pourquoi un tel engouement ?

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Entrepreneuriat

Sortir de la crise, d’un marché de l’emploi saturé, concrétiser le projet de ses rêves, devenir son propre patron… les motivations qui poussent les jeunes vers l’entrepreneuriat sont nombreuses. Qui est cette nouvelle génération de juniors ? Qu’est-ce qui l’incite à vouloir de plus en plus entreprendre ? Comment y parvenir ? Explications.

Selon l’INSEE, le créateur d’entreprise individuelle en 2020 aurait en moyenne 36 ans. La part des moins de 30 ans représente 38 %. De fait, les entrepreneurs sont étudiants, jeunes tout juste diplômés ou jeunes actifs avec peu d’expérience.

Un contexte économique difficile

L’engouement des jeunes pour l’entrepreneuriat s’explique en particulier par le taux de chômage, qui a augmenté depuis plusieurs mois, touchant 9 % de la population active au troisième trimestre 2020, et 21,8 % des jeunes de moins de 25 ans.

Le taux de chômage des jeunes ainsi que leurs difficultés à trouver un emploi expliquent donc en partie leur appétence pour la création d’entreprise. De plus, avec la crise sanitaire, les étudiants en alternance rencontrent des difficultés pour trouver une entreprise qui les accueille, et les stages restent très difficiles à décrocher. De fait, l’idée de créer son propre emploi paraît couler de source pour certains d’entre eux.

En parallèle, c’est aussi la nature même de l’offre et du marché de l’emploi qui ne séduit plus autant. L’attractivité du poste et les conditions de travail sont des facteurs essentiels pour conduire les jeunes à postuler. Or, les secteurs en tension tels que l’hôtellerie-restauration, les services à la personne, par exemple, avec des horaires décalés et une faible rémunération, n’offrent pas les conditions de travail rêvées. L’industrie aussi souffre d’un déficit d’attractivité. Les jeunes diplômés ne possèdent pas toujours la formation en totale adéquation avec les critères requis. L’un des paradoxes de cette crise est d’être confronté à des recruteurs toujours exigeants malgré des difficultés de recrutement. L’autre paradoxe étant l’évolution des exigences des candidats. Le décalage est bel et bien là : contextuel et générationnel.

Une génération Z avec d’autres valeurs

Qui sont ces jeunes entrepreneurs ? Ils font partie pour la majorité de la génération des millennials, ou génération Z, nés dans les années 1990.

Face à un marché morose, ils osent prendre des risques. Ils sont plus indépendants, ne font plus de plan de carrière. Ils privilégient l’épanouissement personnel et la qualité de vie. Alors que leurs parents se projetaient à long terme dans l’entreprise, les Z y restent moins longtemps. Ils ont besoin de changement, et accordent une priorité à l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

Le sens donné au travail diffère aussi des générations précédentes, et ils ont un besoin presque viscéral d’être en phase avec les valeurs qu’ils défendent. Ils sont nombreux à vouloir concrétiser un projet personnel, une passion et pouvoir en vivre. Faire ce qu’ils aiment, relever des défis, être fiers d’eux-mêmes leur permet d’obtenir la reconnaissance souhaitée. Avoir un travail qui donne envie de se lever le matin, cela n’a pas de prix.

Parmi eux, certains ne veulent plus dépendre d’une hiérarchie, et revendiquent un besoin de liberté, de travailler à son rythme. Pour toutes ces raisons, ils sont nombreux à vouloir devenir leur propre patron.

Entreprendre est devenu plus facile

Si les jeunes de la génération Z ont moins d’expérience que leurs aînés, et moins de réseaux professionnels. Ils sont cependant ultra-connectés sur les médias sociaux. Ce qui facilite la création d’entreprise via la communication sur leur image de marque.

De plus, il est devenu plus facile désormais de créer son entreprise. La souplesse de certains statuts, comme celui de la micro-entreprise, encourage les entrepreneurs à se lancer avec très peu de risques, peu de charges et aucun capital obligatoire au démarrage. Quelques clics suffisent pour créer son activité.

Le statut étudiant entrepreneur, lui, est ouvert en priorité aux étudiants de moins de 28 ans, qui ont un projet entrepreneurial réaliste et de qualité. Ce statut permet de bénéficier de prestations délivrées dans le cadre du PEPITE (Pôle Étudiant pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat), comme un accompagnement par un enseignant et un référent externe, un accès à un espace de co-working pour réseauter. En outre, le projet de création peut se substituer au stage de fin d’études.

La jeune entreprise innovante ou universitaire offre également des avantages aux créateurs grâce à des exonérations fiscales et sociales. Autre modalité : Le contrat CAPE permet de tester la viabilité de son activité en étant accompagné par une coopérative d’activité et d’emploi, avant de choisir son statut définitif.

Se faire accompagner : une nécessité pour durer

Une entreprise sur deux met la clé sous la porte avant sa sixième année. Ce chiffre est réduit de moitié lorsque l’entrepreneur se fait accompagner.

Si la souplesse de certains statuts est un atout pour entreprendre, différents types d’aides existent par ailleurs : des aides financières (ACRE, ARCE…), mais aussi un accompagnement des jeunes entrepreneurs. Les dispositifs d’aide aux jeunes créateurs sont également plus nombreux : microcrédit, crowdfunding, incubateurs de talents, l’accompagnement Je deviens entrepreneur et des concours

En consultant un conseiller en création d’entreprise, vous serez amené à mettre en oeuvre la bonne méthodologie et à respecter certaines étapes, dont la fameuse étude de marché et le business plan.
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