Entrepreneuriat – Pourquoi un si grand succès ?

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Après un net ralentissement de l’économie pendant les premiers temps de la crise sanitaire et les confinements, la création d’entreprise a pris un nouvel élan. Chômage en hausse ou chômage partiel ont-ils profité au mûrissement de certains projets ? Quoi qu’il en soit, 2020 a connu un nouveau record de créations d’entreprises, avec 848 200 créations, soit 4 % de plus qu’en 2019. Comment expliquer cet engouement des Français pour l’entrepreneuriat ? Zoom.

Selon un sondage Opinionway réalisé en janvier 2021, un Français sur cinq envisagerait de créer ou de reprendre un jour une entreprise. Si pour la majorité d’entre eux la crise sanitaire et économique incite à ne prendre aucun risque, 25 % considèrent qu’elle peut être synonyme d’opportunités !

Un contexte morose mais favorable à la création

 Le taux de chômage a bondi au troisième trimestre 2020, touchant 9 % de la population active. Bien qu’il soit redescendu à 8% au quatrième trimestre, cette baisse est à relativiser, étant liée au confinement de fin d’année. 21,8 % des jeunes de moins de 25 ans sont touchés par le chômage (contre 18,4 % au 4e trimestre 2020). En outre, dans un contexte de crise sanitaire, la formation en alternance est également très compliquée à mettre en œuvre, et les stages difficiles à trouver.

Une hausse record de l’entrepreneuriat

En 2020, on note une hausse de 9 % des immatriculations sous le régime de la micro-entreprise. Les créations d’autres types d’entreprises sont, quant à elles, restées stables. Différentes raisons expliquent la hausse record des créations d’entreprises. D’une part, l’angoisse du chômage, les incertitudes concernant l’avenir de leur entreprise, ont incité les salariés à se lancer dans la création de leur activité. D’autre part, le fort taux de chômage des jeunes explique également en grande partie la volonté de créer leur propre emploi. Une autre motivation, plus personnelle, est liée au télétravail, qui a développé et encouragé les velléités d’indépendance de certains salariés.

Des formalités assouplies

De plus, l’assouplissement des régimes fiscaux, comme celui de la micro-entreprise, permet de ne pas prendre de risques lorsqu’on crée son activité, les charges étant liées au chiffre d’affaire réalisé.

Depuis deux ans, la loi Pacte a également contribué à la simplification des démarches administratives liées à la création et à la vie des entreprises, avec la mise en place d’un guichet numérique unique. De plus, les registres des entreprises ont été regroupés sous un seul registre dématérialisé, centralisant toutes les informations légales des entreprises.

Les secteurs d’activité florissants

Le télétravail imposé et les différents confinements ont créé de nouveaux modes de vie, et avec eux, de nouveaux besoins. De même, le recours à la visio, devenue un élément du quotidien, a inauguré des possibilités auxquelles on ne songeait pas auparavant : partage d’écrans, réunions d’équipe, outils collaboratifs. Cette digitalisation accrue, associée à l’agilité et au flexi-travail, a suscité des opportunités de création, et ce, au sein même des secteurs touchés par la crise.

Ainsi, malgré la crise, certains secteurs d’activité se portent bien : le domaine du e-commerce, de la vente en ligne, et des services digitaux. Les secteurs comptant le plus de créations d’entreprises en 2020 sont les activités de transport et d’entreposage (+ 22 %), le commerce (+ 9 %) et les activités immobilières (+ 10 %). Ainsi, les plateformes de services (Uber, Deliveroo) se sont fortement développées avec la restauration à emporter. Avec elles, de nombreux livreurs et chauffeurs de VTC sont apparus sur le marché, pour répondre à la hausse de la demande de livraison de repas. De nouveaux modes de consommation sont apparus. Et, tandis que les circuits-courts ont le vent en poupe, le click and collect répond aussi à une nouvelle manière de réaliser ses achats.

L’accompagnement facilite la création et surtout la pérennité

Cet élan pour l’entrepreneuriat peut cependant être modéré. En effet, trois ans après leur création, seulement un tiers des micro-entreprises sont encore en activité. C’est pourquoi, il est essentiel de se faire accompagner. Car des aides existent, depuis la création jusqu’au suivi et à la consolidation de l’activité.

Ainsi, les structures hébergeant les entrepreneurs, les startupeurs se multiplient. La CAE (coopérative d’activité et d’emploi), les pépinières et les incubateurs de projets, la French tech, les espaces de co-working… sont l’occasion de rencontres riches en échanges d’idées, ainsi que les réseaux comme Entreprendre au féminin, le CJD.

En vous faisant accompagner dans la création de votre entreprise, vous multipliez les chances de  viabilité de votre projet sur le long terme. Vous pouvez bénéficier de conseils à chaque étape : Comment choisir le statut adapté à votre activité ? Comment construire un business plan solide ? Ou encore comment élaborer un prévisionnel ?

Finistère2.9 propose différents services pour aider les jeunes de 18 à 30 ans à entreprendre sur le Finistère. Lancez-vous !