Découvrez la vie d’une danseuse finistérienne à Chicago.
L’arrivée
31 août, terminal 2 de l’aéroport Charles de Gaulle. C’est le départ. Ma famille a tenu à m’accompagner dans ces derniers instants sur le sol français. Elle m’a aidé à porter mes 40 kilos de bagages.
40 kilos largement nécessaires au démarrage d’un nouveau projet affreusement excitant. Quelques détails en ce qui me concerne : je m’appelle Yuna, et je suis une jeune danseuse
française de 18 ans, fraîchement bachelière.
Pendant l’été, j’ai auditionné pour une prestigieuse école de danse Américaine. C’est la raison pour laquelle je m’envole pour une année dansante à Chicago.
Cette année me permettra sans le moindre doute de peaufiner ma formation de danseuse, avec l’objectif final d’être engagée dans une compagnie professionnelle. Mon parcours pour arriver jusqu’ici a bien sûr été un travail de longue haleine, entre les cours de danse, les concours, les spectacles, les auditions etc. mais je réalise que c’est bel et bien dans ce milieu un peu spécial que je m’épanouis pleinement.
Au cours de cette année, je vous amènerai donc avec moi, au travers de plusieurs articles, dans mon aventure de danseuse aux États-Unis.
Une danseuse finistérienne à Chicago : Mon installation
Mon installation s’est déroulée sans le moindre problème, mes deux colocataires, Jacee et Lillie (danseuses, elles aussi) étant absolument adorables et prêtes à tout pour que je me sente le plus possible chez moi dans leur patrie. Et puis, deux amies rencontrées pendant l’été m’ont également aidée à m’installer le mieux possible en me meublant entièrement. Ma reconnaissance la plus sincère ira toujours vers ces deux bienfaitrices : Marcella et Édith.
Plus le temps passe et plus je suis heureuse de vivre avec ces deux danseuses, tant chacune constitue un soutien inébranlable pour les autres. Une de mes craintes était d’habiter et de côtoyer des “primas ballerinas” tout droit sorties de Black Swan, mais je dois dire que peu de danseuses autour de moi le sont. Bien sûr, il y a une légère part de rivalité avec certaines, mais elle reste malgré tout extrêmement saine, et nous pousse surtout à donner le meilleur de nous même.
Une danseuse finistérienne à Chicago : Une nouvelle vie

Nous travaillons néanmoins tout aussi dur. Dès la deuxième semaine, nous sommes plongés dans la préparation faramineuse de Casse Noisette. La représentation est prévue entre le 13 et le 22 décembre.
Ici, ce ballet est presque indissociable des fêtes de fin d’année. Sa préparation est longue, intense, épuisante. Mais le bonheur en scène est à la hauteur du travail mis en oeuvre.

En ce début de novembre, alors que je me penche rétrospectivement sur ces premiers mois, je crois sincèrement pouvoir penser que les augures sont bonnes. Je sens tellement de changements dans mon corps, douloureux parfois (jusque dans les escaliers), et ce qui est rassurant pour moi, c’est que je semble susciter l’intérêt de mes professeurs et de la direction.
La distribution de Casse Noisette me permettra certainement d’en mieux juger.
une danseuse finistérienne à Chicago : La suite …









