Une danseuse finistérienne à Chicago : Le travail

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une danseuse finistérienne à Chicago

Découvrez la suite de la vie d’une danseuse finistérienne à Chicago.

Le temps passe, la saison continue et laisse place à l’hiver, place à un fin manteau blanc. Au côté de cette superbe blancheur, Casse Noisette montre le bout de son nez.

Une danseuse finistérienne à Chicago : Le travail

De merveilleuses opportunités se dessinent au Ballet Chicago. En plus de la préparation du
fameux ballet, ambassadeur des fêtes de fin d’années, notre temps se laisse occuper par la
concoctions de toutes nouvelles chorégraphies pour un superbe projet : le DanceVision.
Cette année se sont crées pour l’occasion trois nouvelles chorégraphies que nous avons présentées avec un orchestre de jeunes musiciens Chicagoan. La première est sur du Vivaldi, les deux autres, dont j’ai fait parti, sur un tango et sur du Pachelbel.

Être plongée dans un processus de création a été une extraordinaire expérience de groupe.
Elysse et Dominique, nos deux chorégraphes ont été très à l’écoute, et d’une sensibilité très touchante.

Elysse, une ancienne élève du Ballet Chicago a chorégraphié le tango, et son énergie communicative a créé une belle émulation du côté du public, si bien que la cheffe d’orchestre a réclamé notre présence pour une autre représentation, complètement indépendante du projet DanceVision. Dans Nos jolies jupes rouges, nous avons virevolté, et fait preuve de caractère sans aucun doute. C’était une envie que j’avais depuis longtemps, de danser sur un tango, et c’est aujourd’hui chose faite. Et quoi de mieux que de danser un tango avec des amies qui me sont très chères ? Jacee et Lillie, mes colocs, ainsi que Madeline et Chloé ont rendu cette expérience tellement enthousiasmante !

Dominique est une jeune chorégraphe d’origine Afro-américaine, extrêmement sensible, et qui a cherché à produire une pièce basée sur les chemins difficiles que la vie peut nous amener à emprunter. Il faut parfois faire face à la crainte, à la souffrance, au désarroi, à la perdition, mais il ne faut jamais oublier la force du groupe et jusqu’où cette force peut nous conduire.

Une danseuse finistérienne à Chicago : L’émotion

Canons, de Pachelbel, avait l’essence parfaite pour propulser tout le groupe vers un instant de grâce très émotionnel.

En effet, je n’oublierai jamais les frissons qui m’ont parcourus pendant que je dansais cette pièce dans la rotonde du Centre Culturel de Chicago, transformée en salle de spectacle pour l’occasion.

La générosité ainsi que les influences de Dominique rendront très certainement cette
chorégraphie indissociable de mon parcours et de mon identité de danseuse.
Et c’est sans aucun doute de l’un de mes cadres préférés dans cette étonnante ville de Chicago. Le Centre Culturel qu’il m’a été donné de comprendre pour la première fois qui je suis en temps qu’artiste, et pourquoi je danse.

Quelques semaines après cet événement, le Ballet Chicago nous a offert la chance de rencontrer le public à proprement parler, lors de la promotion de nos spectacles de Casse Noisette. Et c’est une nouvelle fois en partie dans cet espace magnifique qu’est le Centre Culturel que cette opportunité s’est dessinée.

En effet, nous avons entre autres choses présenté des extraits de Casse Noisette à de jeunes enfants, après avoir animé pour eux un petit cours de danse. Je n’oublierai jamais les paillettes que j’ai vues dans les yeux de ces enfants. Ainsi, se rendre compte que sa passion, son presque-métier provoquent un tel émerveillement m’ont en effet permis de comprendre pourquoi je veux être de la grande famille des artistes. La reconnaissance du public est tellement épanouissante, se rend-on compte seulement qu’on le rend heureux ?

Au côté de mes amis, de mes alter egos, de mes « collègues » j’apprends à aimer la vie d’artiste.

 

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