Rencontre avec Chloé Le Bris musicienne et étudiante en licence à Brest

Rencontre avec Chloé Le Bris

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C’est au Beaj Kafé à Brest, que le rendez-vous avec Chloé est pris. La jeune artiste brestoise qui a enflammé la scène des Pétarinettes, le tremplin organisé par la fédération étudiante de Brest arrive tout sourire. Passionnée par la musique et attirée par la scène, Chloé prend le  temps de nous parler d’elle. Étudiante en licence 2 administration économique et sociale, à l’Université Bretagne Ouest, Chloé présente un parcours atypique. L’échange se déroule entre rires et pudeur. La découverte des gens donne à sa musique une couleur sociale. Les textes oscillent entre le carnet intime déposé sous l’oreiller et l’envie d’écrire sur les doutes et les sentiments du monde qui l’entoure.

C’est  à l’âge de onze ans que Chloé prend la plume musicale. Fortement inspirée par sa famille, et son père musicien touche à tout, Chloé ne tarda pas à ressentir l’envie d’essayer.  Le besoin de tenter l’expérience augmenta en regardant  ses groupes d’amis s’essayaient sur scène. Cette dernière ne tarda pas à se réaliser avec le groupe de son père.  La grande première expérience vint ensuite. La bloggueuse « 5 minutes pour moi toute seule » lui proposa sa première scène solo. Inoubliable ! Le sort était jeté.

L’envie de scène était là bien présente malgré la peur. Le stress qui monte avec l’approche du concert. L’impatience de la scène. Savoir s’il faut rire ou pleurer. Et enfin se lancer ! Gratter les premiers accords sur une guitare qui aide à se protéger ! Laissez les premiers mots s’échapper et se libérer complément. La scène est là, il faut se lâcher ! Tant de sentiments qui semblent inévitables et nécessaires.

Largement bercée par les musiques et les influences familiales entre les chanteuses à voix et les textes engagés de Brassen, c’est vers Bob Dylan que Chloé puise son verbe.

Avec une quinzaine de morceaux déjà prêts, Chloé se produit dans différents cabarets et festivals du département, seule ou avec son groupe.

Écrire. Ce besoin inexplicable de jeter les mots, les regrets et les remords sur le papier.  Mais aussi, parler d’amour. Les textes s’ouvrent sur un journal intime, sans cadenas, ni tabou. Chloé parle d’elle, mais aussi des gens croisés, observés, écoutés. Les textes s’entortillent autour de sentiments universels où le public peut s’identifier et partager l’émotion. Elle vit sa musique comme une action sociale. Comme une nécessité de connaitre et aider les gens, elle fait les premiers pas vers eux.

Entre médecine douce ou dure selon les morceaux, les séances de travail ne sont pas figées. Chloé écrit. L’endroit importe peu. Lorsqu’une idée vient, il lui suffit de sortir son carnet  et de coucher les mots. Ses mots, parfois tendres et attentifs et d’autres fois abruptes et profonds.  C’est la nuit, propice à la création que Chloé produit la plupart de ses textes et de ses mélodies.  Puis, vient le choix de l’instrument, afin de construire la mélodie et les premiers accords. Tantôt le piano, sexy et rond et souvent la guitare plus mobile.

Brestoise, Chloé profite de sa ville. C’est dans les alentours des capucins qu’elle retrouve cette sensation d’espace et de liberté avec cette ouverture entre ville et mer. Un quartier où les petits détails donnent une ambiance particulière entre passé et présent.  Et puis, il y a Plomodiern, Pentrez, Morgat. Les vacances en familles. Les souvenirs… « J’ai grandi à Brest et là-bas, j’ai appris à grandir. »

Souvent interpellée sur la chanson sur l’Abeille Bourbon, Chloé raconte étonnée par le retentissement et de l’intérêt que cela a pu produire. « Le remorqueur est une figure importante de Brest. Tous les brestois le connaissent.  C’était il y a quatre ans. Je faisais les portes ouvertes de l’abeille pour l’été. On m’a demandé de faire une surprise à la personne qui organise les portes ouvertes.  J’ai donc commencé à écrire et j’ai envoyé une première version enregistrée  avec mon téléphone et cela a plu. L’aventure de cette chanson était partie. »

Résolument tournée vers l’avenir Chloé prépare déjà les prochains concerts et les prochaines scènes. Consciente de ce que peut apporter le milieu de la musique, Chloé garde les pieds sur terre supportée par une famille à l’écoute.

Particulièrement attachée au festival du bout du monde, elle est heureuse d’y participer en tant que bénévole.  Peut-être un jour sur scène. « rires ».

Inconnu, voici un mot qui résonne comme essentiel pour Chloé. Un mot petit et vague, mais ouvre vers de nombreux horizons.

Nous approchions de la fin de notre rencontre. A la question de l’expression préférée, la réponse fût : « Pas piquer des hannetons », suivi de rires.

Un petit mot de la fin, Chloé ? – La vie est faite de choix. Vies ta vie. Vies tes rêves.

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