VAE, comment la réussir !

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Vous souhaitez voir votre carrière évoluer et vous n’avez pas les diplômes nécessaires ? Vous avez envie de changement et envisagez de vous reconvertir ? Ou bien vous avez tout simplement besoin de reconnaissance. La validation des acquis de l’expérience (VAE), qui répond à une procédure spécifique, est une solution qui peut vous convenir et vous éviter de reprendre vos études à zéro.

Les conditions à réunir pour se lancer

Suite à l’adoption de la loi travail du 8 août 2016, le dispositif de VAE a été réformé par le décret du 4 juillet 2017 qui précise le type d’activités prises en compte et leur durée. Pour pouvoir déposer une demande de VAE, il est nécessaire de justifier d’un an d’expérience, continue ou non, (contre 3 auparavant) en lien avec le diplôme, le titre ou le certificat de qualification (CQP) que vous visez. Un an équivaut à un temps plein, soit 1607 heures.

Parmi les expériences prises en compte, vous pouvez valoriser des activités professionnelles salariées, non salariées, des activités de bénévolat ou de volontariat, des activités de sportif de haut niveau, ou encore celles exercées dans le cadre de responsabilités syndicales, d’un mandat électoral local ou d’une fonction élective locale.

Les expériences réalisées en formation peuvent également être comptabilisées, à savoir :

  • Les périodes de formation en milieu professionnel, de mise en situation en milieu professionnel.
  • Les stages pratiques.
  • Les préparations opérationnelles à l’emploi.
  • Les périodes de formation pratique de d’apprentissage, de contrat de professionnalisation ou de contrat unique d’insertion.

Le décret précise que la durée des activités réalisées hors formation doit être supérieure à celle des activités réalisées en formation.

Les étapes

Vous souhaitez vous lancer ? Il existe de nombreux points d’information gratuite pour vous
renseigner sur la démarche globale : les Points Régionaux Conseil (PRC), Pôle Emploi, les missions locales, Cap emploi, l’organisme paritaire opérateur de compétences (OPCO) dont dépend votre entreprise, l’Agefiph… L’idée à retenir ensuite est que vous devez effectuer votre demande de VAE auprès de l’établissement qui délivre le diplôme ou le titre qui vous intéresse. Autre point important : la validation s’effectue sur les acquis que vous avez. Vous devez donc chercher le diplôme, le titre ou le CQP qui se rapproche le plus possible de votre expérience. Le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) peut vous aider à le trouver.

Le dossier de recevabilité

Pour vérifier que vous répondez aux critères requis, vous devez compléter un dossier de recevabilité à déposer auprès de l’établissement certificateur.

  • Ce dossier comprend :
    Un formulaire de candidature unique (CERFA), renseigné et signé par le candidat.
  • Les documents justifiant de la durée des activités exercées.
  • Les certifications obtenues et les attestations de formations suivies antérieurement, en rapport direct avec la certification ciblée.
  • Les documents spécifiques éventuels, nécessaires à l’examen de la demande de validation,
    fixés par l’organisme certificateur.

Il n’est possible de candidater qu’une fois par an à un diplôme. Mais vous pouvez déposer jusqu’à trois dossiers de recevabilité pour des diplômes différents.

La constitution du dossier de VAE

Si votre candidature est jugée recevable, vous devez constituer un dossier dans lequel on vous demande de décrire vos activités de manière très détaillée, avec des exemples. Il s’agit de mettre en avant les compétences et les connaissances que vous avez acquises et qui ont un lien avec le diplôme ou le titre que vous visez. Pour ce travail fastidieux et long, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un conseiller. Celui-ci propose une aide méthodologique à la rédaction et vous prépare à l’entretien avec le jury. Vous multipliez ainsi vos chances de réussite.

L’évaluation par un jury

Lorsque la rédaction de votre dossier est terminée, vous êtes convoqué devant un jury. Ce jury est composé de professionnels du domaine ciblé, ainsi que des enseignants, dont souvent le responsable du diplôme. Le jury examine votre dossier et évalue votre expérience au cours d’un entretien ou d’une mise en situation professionnelle.

En effet, le jury décide de vous attribuer ou non le diplôme, le titre ou le CQP que vous demandez. Il peut vous l’attribuer totalement ou partiellement. Dans ce dernier cas, il précise l’étendue de la validation qu’il vous accorde (modules par modules). Il identifie les aptitudes, compétences et connaissances qui devront faire l’objet d’une évaluation complémentaire si vous souhaitez obtenir en totalité le diplôme, titre ou CQP. Cela sous-entend une reprise d’études sur les parties qui vous manquent. Notez que celle-ci peut s’effectuer de manière étalée, sur plusieurs années.
Il ne sera pas mentionné sur votre diplôme que vous l’avez obtenu par la voie de la VAE.

Comment financer sa VAE ?

En effet, l’accompagnement à la VAE a un coût qui peut être pris en charge selon votre situation. Tout d’abord, sachez que vous pouvez réaliser une VAE en dehors du temps de travail ou sur temps de travail (dans ce cas, l’accord de l’employeur est nécessaire). Vous avez aussi le droit à un congé de 24h.
Si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez avoir recours à votre CPF (code 200), ou solliciter une aide du Conseil régional ou de Pôle emploi.
Si vous êtes salarié en CDI ou en CDD, vous pouvez également utiliser votre CPF (code 200), mais aussi solliciter l’OPCO de votre entreprise. Lorsque la VAE est à l’initiative de l’employeur (ce que vous pouvez accepter ou refuser), c’est le plan de développement des compétences de l’entreprise qui prend en charge le coût de la démarche.