La sécurité routière et les jeunes

0
36
La sécurité routière

Ce qu’il faut savoir sur la sécurité routière. Lorsque vous venez d’obtenir votre permis de conduire, faire preuve d’assurance au volant, ou de sang froid et de dextérité pour réussir vos créneaux, peut s’avérer compliqué. À l’inverse, certains jeunes conducteurs se voient dotés d’une toute puissance qui les amène à commettre des imprudences. Pour gérer cette étape transitoire, une réglementation spécifique, avec un permis probatoire, est prévue pour les jeunes conducteurs.

Une réglementation spécifique pour les jeunes

Alcool, vitesse, stupéfiants, fatigue et téléphone au volant sont les principales causes d’accidents de la route chez les jeunes. Population classée en sur-risque au niveau des accidents, le législateur a mis en place des règles très strictes à l’attention des jeunes conducteurs.

L’imposition obligatoire du A rouge dans un cercle blanc à l’arrière du véhicule pour signaler votre statut de jeune conducteur devrait susciter un peu d’indulgence de la part des conducteurs plus expérimentés.
La réduction de la vitesse : un conducteur au permis probatoire doit rouler à 110 km/h (au lieu de 130) sur l’autoroute et à 100 km/h (au lieu de 110) sur les sections concernées.
– Le taux d’alcool autorisé est de 0,2 g d’alcool par litre de sang, ce qui revient à 0 verre d’alcool autorisé, puisque ce seuil peut être dépassé en consommant un seul verre.
La période probatoire de 3 ans, avec un permis initial de 6 points.

Permis probatoire et période probatoire

Vous venez d’obtenir votre permis, certes, mais vous êtes en période probatoire pour une durée de 3 ans. Il s’agit d’un permis dont le capital initial est doté de seulement 6 points, au lieu de 12 points. L’article L. 223-1 du Code de la route prévoit que chaque année, vous pouvez capitaliser deux points supplémentaires si vous ne commettez pas d’infractions. Ainsi, avec seulement 6 points au départ, votre capital conduite peut vite se volatiliser.

Comment réduire la période probatoire ?

• Suivre une formation post permis, entre le 6e et le 12e mois après avoir obtenu le permis, vous permet de réduire la durée de la période probatoire (de 3 ans à 2 ans). Cette formation d’une durée de un jour complète la formation initiale du jeune conducteur.
La conduite accompagnée : les conducteurs qui ont obtenu le permis après avoir bénéficié de la conduite accompagnée voient également la durée du permis probatoire réduite à 2 ans (sans infraction).
• Pour éviter de vous retrouver sans permis si vous avez commis une infraction, vous avez la possibilité de réaliser un stage de récupération de points une fois par an, qui vous
permettra de récupérer 4 points en deux jours.

À noter : Si vous commettez une infraction entraînant une perte de points durant la période probatoire, vous devrez attendre trois ans après l’infraction pour que votre capital de permis atteigne douze points.

Étant donné le petit capital de points accordé aux conducteurs novices, vous avez tout intérêt à apprendre à conduire en suivant les modalités de la conduite accompagnée.

Les avantages de la conduite accompagnée

Elle permet aux novices d’acquérir de l’expérience et de se sentir plus en confiance au volant avant de passer l’examen du permis de conduire. Il existe trois formules de conduite accompagnée.

L’apprentissage anticipé de la conduite

Vous pouvez choisir d’apprendre à conduire dès l’âge de 15 ans grâce à la conduite accompagnée, réalisée dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC). Après une formation initiale en école de conduite, vous confortez votre pratique de la conduite sous le contrôle d’un accompagnateur, dans des conditions de circulation variées. Ainsi, le jour de l’examen, vous faites preuve de davantage d’assurance.
La conduite accompagnée réduit les risques d’accidents chez les conducteurs novices et augmente vos chances de réussite à l’examen avec 75 % de réussite contre 57 % dans la filière classique.

De plus, vous gagnez une réduction de 1 an sur votre période probatoire, si vous ne commettez pas d’infraction, et êtes crédité de vos 12 points sur le permis à l’issue de 2 ans (au lieu de 3 ans). De plus, il est possible de passer l’épreuve pratique du permis de conduire dès 17 ans et demi. Enfin, certains assureurs vous proposent un tarif préférentiel.

La conduite encadrée

La conduite encadrée par un accompagnateur concerne les élèves de 16 ans min. suivant une formation professionnelle dans l’Éducation nationale. Elle vous autorise à passer l’épreuve du permis de conduire dès 18 ans. Cette formation, qui se déroule sur environ 2 ans, permet de développer et perfectionner votre pratique de la conduite pour passer l’épreuve du permis avec plus de sérénité. Vous pouvez obtenir votre permis de conduire dès vos 18 ans, sous réserve d’avoir obtenu votre diplôme professionnel.

La conduite supervisée

La conduite supervisée s’ajoute aux leçons de conduite initiales. Elle permet d’acquérir davantage d’expérience et de confiance au volant avant le passage de l’épreuve pratique, ou après, en cas d’échec au permis.

Quelques chiffres (1)

L’ONISR a étudié la mortalité routière rapportée à la population par âge et million d’habitants. En 2018, les tranches d’âge en sur-risque sont toujours les 18-24 ans (97 tués par million d’habitants) et les 75 ans et plus (85 tués par million d’habitants), puis les 25-34 ans (66 tués par million d’habitants).
En 2018, la mortalité routière des jeunes de 18-24 ans poursuit sa baisse. 503 jeunes ont perdu la vie dans un accident de la route en 2018 (- 59 tués, – 10% par rapport à 2017). Avec le passage à 80 km/h : 127 vies ont été épargnées en six mois (au premier trimestre).
Mais la mortalité routière en France métropolitaine est à nouveau en hausse au mois d’août 2019 : 290 personnes sont décédées sur les routes, soit 44 de plus qu’en août 2018 (+17,9%). Cela peut s’expliquer, entre autres, par les nombreuses dégradations de radars.

1 Source ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière)