Lucie Belbeoch – Objectif Paris JO 2024

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Lucie Belbeoch

Jeune talent prometteur, Lucie Belbeoch pratique la planche à voile dès l’âge de 12 ans. Depuis, elle enchaîne les compétitions à travers le monde et a pour objectif de décrocher une médaille aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. Entre deux régates, Lucie nous accorde un peu de son temps pour nous en apprendre davantage sur la planche à voile et sur sa carrière de sportive de haut niveau.

Lucie, quel sport pratiques-tu ?

Lucie Belbeoch : J’ai commencé la planche à voile à l’âge de 12 ans à Brest. Très passionnée et impliquée dans mon sport, j’opte à 15 ans pour le sport étude en planche à voile olympique RSX à Brest au lycée de Kerichen. Il y a 3 ans, j’ai quitté Brest pour aller m’entraîner à La Rochelle. Au fur et à mesure, mon niveau augmente et je participe alors de plus en plus aux grandes compétitions internationales. Celles-ci se déroulent sur 5/6 jours avec 3 courses par jour. Celle qui additionne le moins de points, et donc qui obtient le meilleur classement total est première.

A quelle fréquence t’entraines-tu et quels sont tes résultats actuellement ?

Lucie Belbeoch : A l’année, je réalise 8 déplacements internationaux. Je vais principalement au Japon, en Italie, à Miami. L’an passé, je me hisse à la 10ème place du championnat du monde au Danemark. Ce résultat m’a permis d’intégrer l’équipe de France de voile.

Comment est née cette passion chez toi ?

Lucie Belbeoch : La passion pour les sports nautiques, et principalement la voile, m’est venue grâce au cadre de vie dans lequel j’ai grandi. J’habite à 5 minutes de la mer à Brest donc ma famille m’a poussé à faire de la voile, d’autant plus que mon frère en faisait déjà.

Lucie BelbeochEst-il compliqué d’être sportif de haut niveau ?

Lucie Belbeoch : Oui, la vie de sportive de haut niveau demande du travail et des concessions. Je n’ai pas tellement de vie étudiante étant donné qu’il faut toujours maintenir une bonne hygiène de vie (éviter les sorties tardives, garder un bon régime alimentaire…). En matière entraînements, il faut être très rigoureux, motivé, et travailleur. J’ai 10h de préparation physique par semaine avec un entraîneur personnel et 20h entraînements en planche à voile. Je m’entraîne à La Rochelle pour progresser plus rapidement étant donné que la numéro 1 française est là-bas.

Lucie Belbeoch : Je rencontre aussi des difficultés financières ; c’est compliqué de vivre de la voile car ce n’est pas un sport très médiatique. J’ai donc décidé de continuer mes études en parallèle. Au départ, la fac m’a permis d’aménager mon emploi du temps. Par la suite, j’ai intégré l’école de commerce ESCP à Paris, et là aussi, l’école me permet de me rendre sur les compétitions et de rattraper les examens. Le problème était plutôt côté transport : je dois faire beaucoup d’aller-retour entre la capitale et mes lieux entraînements ou de régate.

Lucie Belbeoch : A l’inverse, le sport m’apporte aussi beaucoup d’avantages comme celui de voyager, de rencontrer des cultures différentes. Je réalise également un travail régulier de préparation mentale qui m’apporte tant sur le plan sportif que sur le plan professionnel. Toutes les compétences que je développe grâce au sport, comme l’esprit d’équipe par exemple, me servent dans la vie de tous les jours. D’autre part, mêler sport et étude permet de trouver un équilibre de vie et de garder une sécurité quant à mon avenir professionnel notamment en cas de grosse blessure entraînant l’arrêt de sport. Mon objectif est d’être diplômée d’ici fin 2020 et d’obtenir un CIP : un Contrat d’Insertion Professionnelle qui me permettra d’être salariée mais également de pouvoir continuer à évoluer sportivement.

Où pouvons-nous te retrouver prochainement ?

Lucie Belbeoch : Le prochain déplacement que je fais sera au Japon, fin juin, pour 2 semaines entraînements. Puis je m’entraînerai en Italie au mois de septembre afin de préparer l’objectif de l’année : le championnat du monde. Mon objectif sera d’être à nouveau dans le top 10 pour conserver ma place en équipe de France. Egalement, je serais présente sur Brest durant l’été pour plusieurs semaines entraînements  au mois d’aout.

Quelle est la différence entre le championnat du monde et les coupes du monde ?

Lucie Belbeoch : Le championnat du monde se déroule une seule fois par an et regroupe toutes les compétitrices mondiales  contrairement aux coupes du monde qui se déroulent 4 fois par an avec seulement 40 participantes. Au niveau des admissions, cela se fait selon le classement du ranking mondial pour les coupes. Pour le championnat du monde, tous les licenciés, peu importe le niveau, peuvent être admis.

Quels sont tes objectifs ?

Lucie Belbeoch : Mon objectif principal est d’être médaillé aux JO de 2024. D’autant plus qu’ils se déroulent en France, ce qui aura davantage de signification pour moi. Pour atteindre cet objectif, j’aimerais figurer sur les podiums internationaux. Mais je pense que le plus important est de m’épanouir dans mon projet.  J’accorde beaucoup d’importance au chemin que je décide d’emprunter pour atteindre mon objectif final. Ce sont la motivation, mon épanouissement, et mon bien-être dans ce que j’entreprends au quotidien qui me permettront de faire de bons résultats.

Quelles sont les difficultés que tu rencontres ?

Lucie Belbeoch : La voile est un sport assez coûteux, il faut souvent changer son matériel. Une voile peut être utilisée en général le temps d’une compétition tandis que la planche peut être utilisée plus longtemps. C’est donc très important d’avoir des sponsors pour pouvoir financer le matériel mais aussi les déplacements.

Egalement, les conditions météo sont parfois difficiles. Beaucoup de vent, de pluie, peut nuire à notre course, notre forme, notre état d’esprit et faire complètement basculer une course. Il faut accepter que le facteur météo joue un rôle important dans ce sport et dans la réussite d’une course. Personnellement, je préfère pratiquer mon sport avec des conditions ventées, mais je réalise de meilleures performances dans les petits airs.

Comme tout sportif, je rencontre aussi des difficultés mentales parfois. J’ai déjà eu des baisses de motivation, surtout l’hiver dans le froid, mais également par manque de temps car un double projet est très chronophage. C’est un réel sacrifice de se consacrer au sport puisqu’en contrepartie je vois moins ma famille et mes amis. Heureusement, la passion a toujours pris le dessus et la motivation me revient vite lorsque j’ai des coups de mou !

Quel message souhaiterais-tu faire passer aux gens ?

Lucie Belbeoch : J’aimerais interpeller les personnes sur la protection de l’environnement. Je côtoie de près les plages et l’océan, et je remarque beaucoup de déchets notamment sur les côtes méditerranéennes, et en Espagne. C’est très important de protéger notre planète et de ne pas jeter ses déchets dans la mer, ni dans la nature de façon générale.

Finistère 2.9 remercie Lucie pour le temps qu’elle nous a accordé! Pour la soutenir dans sa quête olympique, rendez-vous sur son site internet, et sur ses réseaux sociaux :

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