Le premier jour au Cambodge – Projet humanitaire

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Le premier jour au Cambodge

Le premier jour au Cambodge ; ce lundi matin, levé 6h45 pour notre premier jour de travail. Toujours décalés de six heures avec la France, le sommeil fut difficile à trouver !

Chargés de nos deux grosses valises de matériels dentaires, peluches et jouets, nous empruntons un taxi pour faire la  vingtaine de minutes qui  nous sépare dispensaire. Il est situé au sud de Phnom Penh en plein cœur d’un quartier pauvre typique de la ville, loin des buildings et des endroits plus touristiques. Nous le reconnaissons grâce au sigle CWF (Cambodia World Family) sur la façade du bâtiment.

De jeunes cambodgiennes âgées d’une vingtaines d’années sont là pour nous accueillir, ce sont les assistantes dentaires ainsi que traductrices qui nous seront très précieuses pour la communication avec les enfants. Nous rencontrons également Luisa, une jeune dentiste allemande fraîchement diplômée qui est là pour trois mois dans le même but que nous.

Nous franchissons le seuil de la porte et sommes tout suite dans la salle de soin. Une rangée de chaises en guise de salle d’attente, et quatre fauteuils dentaires qui ce sont récemment refait une beauté avec un nouveau revêtement. Les murs sont tapissés de dizaines photos retraçants le passage de nombreux dentistes plus ou moins jeunes venus du monde entier pour prodiguer des soins. Nous passons ensuite de l’autre coté. Il y a le nécessaire pour la stérilisation et des placards contenants instruments de chirurgie, d’anesthésie, du composites, gants, masques… Les tuniques de clinique sont des dons de différents hôpitaux et universités représentés par les dentistes venus ici , nous avons donc le choix : Montréal, Bordeaux, plusieurs universités allemandes, et même Brest !

La pratique

Ce matin, deux écoles au programme. Nous attendons la première. Ici pas de stress avec les horaires : ils arriveront quand ils arriveront… La classe compte une quinzaine d’élèves et un professeur d’origine allemande parlant très bien le français.

Chaque enfant a avec lui une feuille de suivi, la plus simple qu’elle soit : nom, prénom, âge, soins réalisés précédemment. Pas d’informations sur d’éventuels problèmes médicaux.

Nous commençons à voir nos premiers patients. Aucune possibilité de radiographie, nos diagnostics vont donc assez vite : petit soin de carie ou extraction ! Les assistantes sont là pour traduire et expliquer aux patients ce qu’on fait. Malheureusement il est difficile de s’occuper de toute la bouche en une séance. Un secteur ou deux, mais pas plus. « He will come back » dit l’assistante, mais si on se fie aux feuilles de suivi, le dernier rendez-vous date d’il y a deux ans…

Nous reviendrons plus tard sur le comportement des enfants face aux soins.

La première école est passée, et même le professeur a eu le droit à son petit détartrage ! Nous faisait une photo avec eux et enchaînons sur la deuxième écoles composées d’enfants plus jeunes. Après le soin, chaque enfant choisit un jouet ou une peluche provenant des dons de partenaires ou de particuliers que nous avions reçu. Les classes repartent sur une charrette traînée par une mobylette. C’est ainsi que s’est terminée notre première matinée au sein de l’association Cambodia World Family.

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