Marlène Tattoo, une tatoueuse à l’univers graphique captivant

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Cet après-midi, je vous parle de ma découverte artistique: Marlène Tattoo.

Fascinée par son travail, je lui ai donné rendez-vous dans un café afin d’en apprendre un peu plus. Une jeune femme très souriante,  loin des clichés que l’on peut se faire des tatoueurs, se présente à moi. Je vous invite à embarquez avec moi dans son monde.

Du graphisme au tatouage, seule la plume change

Marlène, 32 ans, est titulaire d’un BAC « Arts Appliqués » obtenu à Quimper. Un BTS « Art Appliqués Communication Visuelle » dans la poche et la voilà partie faire les Beaux-Arts à Lorient et Marseille. Passionnée par le tatouage et déterminée à percer dans ce milieu, la jeune femme débute sa formation, de trois mois dans le studio tatouage de Sylvaine à Guilers, et se forme au métier de tatoueur.

Mars 2015, ça y est, c’est le lancement en solo !

Suite à une forte demande et poussée par les encouragements de ses proches, elle se lance dans l’aventure et ouvre son propre salon de tatouage.

Graphiste de formation, la jeune femme a un style bien à elle ! N’ayant pas encore trouvé le terme adéquat, la tatoueuse nous le définit comme « un univers très graphique » et fait le parti pris de n’utiliser, principalement,  qu’une seule couleur, l’encre noire.

Bon nombre de personne la contacte pour son univers qui lui est propre. « Mon style est très proche de l’écriture. J’ai un stylo Bic et je dessine comme ça. J’ai se rapport presque à l’écriture quand je dessine. »

Bien plus qu’un métier, une vocation

Une passion incontrôlable pour cet art se fait sentir lorsque Marlène me parle de son travail. « Je suis fasciné de pouvoir dessiner sur le corps, voir cet art qui prend vit. Le fait de marquer une personne à vie n’est pas anodin… c’est fascinant, je ne peux pas le décrire autrement. »

À chaque personne sa création unique. « J’aime les défis, quand les gens viennent avec une idée, des mots clés. Ils arrivent avec une idée en tête qui ne savent pas dessiner ni décrire et je suis comme leur crayon. Je prends le temps qu’il faut pour cerner l’idée. »

Elle me confie d’elle-même qu’elle n’aurait jamais fait ce métier à 20 ans car comme elle l’explique « à 20 ans, tu n’as pas conscience de l’acte que s’est en réalité, le fait de marquer une personne à vie, du poids que cet acte a et des conséquences que cela peut avoir ».

Au-delà de l’aspect technique du métier, ce qu’elle apprécie par-dessus tout c’est le côté relationnel car « les personnes se confient très vite. Je rentre un peu dans leur intimité. Pour moi, la première rencontre est importante, j’ai besoin de sentir qu’il y a du feeling. »

Ses inspirations : le graphisme et le Street art

Pour le graphisme, les images parlent d’elles-mêmes. J’ai découvert que Marlène est une grande adepte de Street art (art urbain). « Je fais une œuvre, je la colle dans un endroit et je vois, au fil des jours, ce que ça devient ».

Vers un changement des mœurs

Il y a de cela quelques années, le tatouage était assez marginal. Désormais, cette pratique est acceptée et fait de plus en plus d’adeptes. Marlène me donne son point de vue et selon elle  « Marlène Tattoo » « le fait que des artistes prennent possession de ce milieu a changé radicalement la façon de travailler et l’image des tatoueurs. L’approche du corps a évolué également. Il ne s’agit plus de coller le tatouage sur le corps  mais d’utiliser la forme du corps pour réaliser un dessin, une œuvre ».

En effet, la nouvelle génération de tatoueurs est composée de plus en plus de personne issue d’écoles d’art et par conséquent le monde du tatouage s’ouvre de plus en plus et devient réellement un mode d’expression. Elle rajoute que « les tatoueurs à l’ancienne ont beaucoup de mal à exister car de nos jours, il y a tellement de jeunes qui arrivent dans ce milieu avec des univers précis… je pense que tout n’a pas été fait dans le tatouage. »

Marlène Tattoo vous conseille

« Si vous hésitez à vous faire tatouer, alors mieux vaut ne pas le faire » affirme la tatoueuse. Elle poursuit en nous expliquant « qu’il ne faut pas se faire tatouer trop jeune parce que quand tu n’es pas intégré socialement, que tu ne sais pas ce que tu vas faire comme boulot plus tard, c’est une bêtise ».

Concernant l’emplacement, si vous hésitez, elle vous demandera dans un premier si vous souhaitez voir votre tatouage ou pas. Pour un premier tatouage,  elle vous conseille d’éviter les côtes car c’est une zone extrêmement douloureuse.

Bon à savoir ! Dans le tatouage les 10 premières minutes sont douloureuses. Ensuite, comme elle me l’a expliqué, le corps sécrète des endorphines (anesthésiant naturel) qui vont aider à supporter un peu mieux la douleur. Et après… ça varie d’une personne à l’autre.

Et les crèmes anesthésiantes ? « Normalement, j’ai pas le droit de piquer là-dessus. C’est interdit car la peau devient rigide donc je suis obligée de piquer beaucoup plus fort pour percer la peau. Lorsque la crème va stopper son effet, la personne va ressentir les sensations d’un hématome. En plus de cela,  la qualité du dessin en est altérée. »

On aime tellement son travail qu’on vous réserve une surprise. Restez connecté !

Contact : Marlène Tattoo

marlene.tattoo@gmail.com

40, domaine de Kerjean, 29 217 Trebabu

06.63.92.15.85