Kerou Beach Association – Ça bouge à Clohars-Carnoët

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Jeudi 2 mai dernier, l’équipe Finistère 2.9 s’est rendue à Clohars-Carnoët pour rencontrer Constant et Tiphaine, membre de la Kerou Beach Association. Zoom sur l’association, pour en apprendre davantage….

Bonjour Tiphaine et Constant, pouvez-vous présenter votre association ?

Constant : L’association Kerou Beach a été créée en 2009 par un ancien du spot pour mettre en avant et partager toute la culture surf, nos connaissances et tout ce qui se passe ici sur la plage, l’endroit d’où vient l’association et où l’on s’est tous rencontrés. Cette association a été mise de côté en 2011 et reprise par les jeunes en 2016 pour relancer le 1er événement en septembre 2016. L’association et ses activités ont évolués, tout comme chacun des membres de l’association, mais on veut toujours continuer à partager ce que l’on fait. Depuis la reprise en 2016, il y a deux événements majeurs organisés par notre association : l’un au printemps et l’autre à l’automne.

Tiphaine : Le premier but de l’association est de récolter des fonds pour financer des cours de surf à des jeunes qui n’ont pas forcément les moyens. Notre volonté est de permettre aux jeunes du coin, du pays de Quimperlé, d’avoir un accès au surf et de permettre la pratique du surf au plus grand nombre. On veut transmettre cette passion pour la glisse aux plus jeunes mais aussi aux plus anciens qui peuvent découvrir le surf grâce à l’association.

L’association met en place deux Kerou Beach Party, l’une au mois de juin et l’autre en septembre, qui ont lieu à la plage du Kerou. On veut être une association ouverte, qui regroupe le plus de monde, pour partager ensemble. Chaque artiste, chaque activité sont les bienvenus. On adore expérimenter et proposer de nouvelles choses au public, lorsque ça correspond à nos valeurs bien sûr.

Durant l’été, on propose 15 dates de Water Jump, événement plus sportif. Ça se passe au port de Doëlan, à la cale Cayenne sur la rive gauche. Il y a plusieurs rampes, plusieurs niveaux, et le principe est de sauter en BMX dans l’eau et de faire des figures pour les plus doués. L’inscription se fait sur place : c’est 5€ la cotisation de l’association, plus 3.50€ d’assurance. L’âge minimum pour participer est de 8 ans. La petite rampe est vraiment accessible à tous et ne présente pas de contraintes particulières. Le spectacle est garanti, il y a de sacrés figures !

Comment est-ce que vous financez l’association toute l’année ?

Tiphaine : Les financements se font essentiellement grâce à nos partenaires. Cette année on a plus d’une soixantaine de partenaires qui nous aident soit en financements soit en lots. Les lots nous permettent d’organiser une tombola, ce qui nous aide énormément. Egalement, on vend des vêtements avec nos logos. On propose différents visuels mais aussi des casquettes et des tote bag. On peut aussi compter sur les subventions de la mairie, un de nos partenaire ; et sur la cotisation annuelle pour adhérer à l’association qui s’élève à 5€. Enfin, la restauration et la buvette nous rapportent de d’argent lors des événements.

Combien êtes-vous de membres dans Kerou Beach Association?

Tiphaine : Nous sommes une dizaine. Il y a également une équipe d’une quarantaine de bénévoles lors des journées Kerou Beach.

Vous dîtes que Kerou Beach Association a évolué depuis sa création. Cela signifie que le but premier de l’association à changé ?

Tiphaine et Constant : Non. L’objectif a toujours était de financer des cours de surfs à un maximum de personnes qui ne pourraient pas le faire sans notre aide. Les enfants sont notre cible principale. On n’a encore jamais aidé d’adulte. Ça pourrait se faire selon les demandes et les moyens de la personne. On a des formulaires d’inscription sur notre site internet, et notre trésorière étudie le dossier en fonction du quotient familiale. C’est elle qui juge si on peut aider la personne ou pas. On ne finance jamais entièrement la cotisation pour faire du surf, mais seulement une partie, ce qui permet d’aider le plus de personnes possibles. L’an passé, nous avons financé des cours de surf à 19 enfants.

Financez-vous d’autres cours dans le milieu de la glisse, hormis le surf ?

Tiphaine : Non. Pour le paddle par exemple, il n’y a pas de cours à financer, ce sont juste des balades qui sont proposées. Si jamais nous avons des demandes à l’avenir pourquoi pas mais le paddle est plus accessible que le surf. Pour arriver à un certain niveau en surf il faut pas mal de pratique, donc on est obligé de passer par des cours pour apprendre les bases.

Envisagez-vous de faire évoluer Kerou Beach Association et proposer ces événements dans d’autres villes ?

Tiphaine : Non pour l’instant on préfère bien structurer l’association ici et proposer quelque chose de sympa ici. On veut quand même rester dans le pays de Quimperlé, car on est tous originaire d’ici et attaché à ce coin-là. Restez ici c’est un bon moyen de faire venir les gens, de faire connaitre le coin. Je ne pense pas qu’on va s’expatrier mais peut-être créer d’autres événements, des choses plus variées. On aimerait bien développer le côté environnemental ; réduire notre impact sur l’environnement avec nos déchets lors des événements. Ce serait la première chose à développer et on est en train d’y réfléchir. On ne peut pas communiquer sur nos futurs projets mais en tout cas l’idée est d’évoluer vers le côté environnemental comme beaucoup d’associations et beaucoup d’entreprises. On a pleins d’idées pour innover, créer des événements mais il faudrait que l’on soit plus, que l’on soit davantage structuré, plus gros avec plus de poids. On est que des bénévoles, il n’y aucun salarié dans l’association, il faut donc avoir beaucoup de temps libre.

Parmi les jeunes que vous avez accompagnés, certains sont-ils des talents prometteurs ? 

Constant : Parmi tous les jeunes qui sont déjà dans le pole élite du Kerou, c’est-à-dire parmi les espoirs locaux, le niveau augmente énormément. Grâce à cette osmose, chaque année les jeunes reviennent, très motivés, et s’entrainent deux trimestres par an. Depuis cette année on se déplace sur les compétitions donc c’est pas mal, le niveau augmente bien. On a des résultats régionaux et ça donne forcément envie aux plus petits !

Comment définiriez-vous la Bretagne en 3 mots ?

Constant : Amour, gloire et beauté ! L’amour pour l’amour du paysage, de la nature, des gens, tous solidaires entre eux.

Tiphaine : Amour, solidarité et beauté ! La solidarité défini bien la Bretagne ! C’est d’ailleurs ce que l’on veut transmettre dans notre association. On veut partager notre façon de vivre.

Finistère 2.9 remercie Tiphaine et Constant pour leur implication et leur temps accordés à cette interview. Vous pouvez retrouver très prochainement le premier grand événement de la Kerou Beach Association. Pour cela, rendez-vous le 1er et 2 juin à la plage du Kerou !

Contact : Lien Web